Porté par des investissements dédiés aux VU frigorifiques et après 10 ans de croissance continue, le groupe a atteint 210 millions d’€ de chiffre d’affaires et initie un nouveau plan d’investissement à long terme sur son site historique de St Cyr/Menthon.

Le site de Saint-Cyr sur Menthon (01) qui rassemble le siège du groupe, l’un de ses deux centres R&D
et la plus vaste usine de Lamberet sur 210 000 m². 21 véhicules industriels sortent des ateliers par jour
en deux équipes, avec deux lignes d’assemblage pour porteurs et semi-remorques. Le site produit
les panneaux, portes, cadres et châssis.

« Lamberet a privilégié la rentabilité au volume, et la solidité de nos résultats ces dernières années nous donne les moyens de mener à bien un plan d’investissements ambitieux », indique Erick Méjean, Directeur Général de Lamberet SAS. Depuis 2009 la quasi-totalité de nos développements, investissements et accroissements de BFR se sont fait sur fonds propres, et près de 10 millions d’€ seront à nouveau investis en 2019 dans nos différents projets. »

En hausse de 5 millions d’€ vs 2017, le CA du groupe – réalisé pour 40% à l’export – a atteint un nouveau record, avec une production de 7 400 carrosseries TSTD (dont 4 400 PL et 3 000 VUL) qui conforte Lamberet comme premier carrossier frigorifique français. Le Bressan a particulièrement progressé en France en volumes et en parts de marché dans tous les segments de véhicules. Il a ainsi atteint 36% de PdM* dans le segment des utilitaires frigorifiques, 30% en porteurs PL – où il est leader depuis 2017 – et 31% en semis (hors loueurs captifs dans les 3 segments) où il progresse de 15% en 2018 (cf. tableau).

Immatriculations France véhicules frigorifiques (source Lamberet) Quantités Evolution 2018/2017
Utilitaires frigorifiques 6 604 + 1,4%
Porteurs PL frigorifiques 3 086 + 5%
Semi-remorques frigorifiques 3 730 + 13%

En Europe, la forte baisse du marché espagnol enregistrée depuis 2016 a été compensée par la hausse des parts de marché en Allemagne (où sa marque Kerstner est leader du segment des fourgons frigorifiques et Lamberet premier carrossier frigorifique importé) et en Italie, où il a consolidé sa place de n°1 sur le marché global des véhicules TSTD. En outre, resté à l’écart du marché britannique depuis 2009, Lamberet n’est pas concerné par le “Brexit” et devrait croitre sensiblement en Chine, où il bénéficie de son partenariat commercial et industriel avec Renault-Brilliance et de l’implantation d’un site de production de carrosseries proche de Shanghai.

Accroître la capacité de production de véhicules techniques

Après l’ouverture en 2016 d’une usine de 21 000 m2 couverts à St-Eusèbe (71) pour les utilitaires, 2019 verra en effet le démarrage d’un projet industriel d’envergure sur le site de St-Cyr/Menthon, dont la surface s’étend de 40 000 m2. La marque y construira deux unités de production dédiées à la fabrication et au traitement peinture des châssis de porteurs et semis, et à l’assemblage de carrosseries pour porteurs +12t, libérant les lignes actuelles pour la production exclusive de semis frigos. Opérationnelle dès 2021, cette seconde tranche devrait créer 250 emplois directs, portant le nombre de collaborateurs du site à plus de 1 000. Le groupe vise par cet accroissement de capacités une pénétration européenne globale supérieure à 10% et un leadership hexagonal sur les 3 segments utilitaires, porteurs et semi-remorques frigorifiques. Lamberet mettra en œuvre dans ses nouveaux ateliers des technologies inédites développées en interne par son centre R&D et poursuivra sa stratégie d’intégration des fabrications. « Depuis 2009, nous avons réintégré le plus possible de productions en nous dotant de nouvelles machines, pour être plus efficace que la sous-traitance. Par exemple, nous avons mis en place une unité de découpe laser. Elle permet de réaliser en interne et en flux des activités de tôlerie de haute technicité avec un impact sensible sur nos prix de revient, tout en améliorant les délais d’approvisionnement des ateliers. Aujourd’hui, notre projet industriel vise à accroître la capacité de production de véhicules techniques. C’est ce qui motive ce développement foncier et immobilier , indique Erick Méjean. Les futurs bâtiments et les ateliers réintégrés feront progresser notre process et notre productivité et les espaces libérés renforceront l’efficience des lignes actuelles. Nous serons alors armés pour offrir les volumes et les délais. Ce seront les deux prochains challenges à surmonter pour survivre dans cette industrie. »

Lamberet engagera aussi en 2019 des travaux d’agrandissement sur le site de St-Eusèbe qui emploie maintenant près de 150 collaborateurs.

* PdM : part de marché