Geodis dévoile avec les Échos Études, les résultats de l’étude « la logistique : atout clé des filières d’excellence françaises. »

L’efficacité de la Supply Chain ressort comme le deuxième facteur de réussite des entreprises. Mais des leviers restent à actionner pour gagner en compétitivité, tant du côté de la transformation digitale que de la logistique durable. Geodis a fait appel à l’expertise des Echos Etudes pour réaliser une étude sur la contribution des activités logistiques dans la réussite des entreprises, et les principaux défis d’une Supply Chain performante. L’enquête (1), menée auprès de 252 dirigeants opérant dans les secteurs d’excellence de l’économie, révèle l’importance de la logistique dans les préoccupations des entreprises. Elle met en lumière un certain décalage entre le discours et les moyens consacrés.

LES ÉCHOS ÉTUDES

La logistique, au cœur de la compétitivité des entreprises

Premier enseignement de l’enquête : si la logistique a longtemps été vue comme un centre de coût, elle est aujourd’hui perçue comme une composante essentielle de la réussite des entreprises. Ainsi, 85% des dirigeants interrogés s’accordent à dire que la performance logistique est un levier clé de compétitivité. Questionnée sur les conditions de leur succès, les entreprises les plus dynamiques* positionnent la capacité à livrer le bon produit au bon moment comme leur deuxième facteur de réussite, avec 57% des réponses, derrière la dynamique d’innovation, citée par 67% des répondants. L’efficacité de la Supply Chain ressort ainsi comme un levier aussi important dans leur développement que la spécificité de leur savoir-faire, et plus important que leur investissement dans les nouvelles technologies (21%).

Transformer et digitaliser l’expérience client, une priorité

Face à des clients de plus en plus exigeants, les préoccupations des directions logistiques se portent en priorité sur l’amélioration de l’expérience client. L’atteinte d’une meilleure qualité de service est un enjeu pour 91% des sondés alors que la recherche d’une plus grande flexibilité de la chaîne d’approvisionnement arrive en deuxième position, avec 87% des réponses. La réduction des coûts reste néanmoins un sujet majeur au sein des entreprises. C’est le défi numéro 3 des dirigeants, devant l’amélioration de la traçabilité des flux en temps réel. Or, la digitalisation de la Supply Chain apparaît, dans l’enquête, comme une réponse aux principaux défis logistiques des entreprises. 79% des dirigeants interrogés en ont fait un enjeu majeur avec, comme premier objectif recherché, la fiabilisation les opérations, citée par 69% des sondés. 64% considèrent que le digital peut être source de réduction des coûts logistiques et 62% anticipent une meilleure planification et automatisation de certaines opérations.

Un besoin d’accompagnement personnalisé

Pour répondre à tous ces défis, le recours à des expertises externes s’est aujourd’hui imposé. Les trois quarts des entreprises confient leur logistique à un prestataire externe, dont 38% à un opérateur global (type 3PL, 4PL ou un intégrateur) capable de piloter l’ensemble des flux sur la totalité de la Supply Chain, contre 35% qui ont fait le choix d’un spécialiste sectoriel et 24% un prestataire local. Et pourtant, les stratégies d’externalisation se concentrent encore essentiellement sur les fonctions d’exécution des opérations, prioritairement le transport amont (externalisé par 87% des entreprises interrogées) et le transport aval (72%). 42% externalisent également l’entreposage alors que moins du quart externalisent les activités de conseil d’optimisation de la Supply Chain et de logistique industrielle. A l’international toutefois, les entreprises sont en forte demande d’un accompagnement personnalisé de la part de leur prestataire logistique. Elles recherchent prioritairement un prestataire capable de les aider à maîtriser l’environnement des affaires des pays dans lesquels elles sont implantées, premier facteur clé de succès dans leur développement international, en prenant en charge l’ensemble des procédures douanières et réglementaires d’importations et d’exportations.

Rattraper le décalage entre les ambitions et la réalité

Si l’étude révèle que l’importance de la logistique dans la performance des entreprises ne fait plus débat, elle met en lumière un certain décalage entre le discours et les moyens consacrés. Ainsi, la Supply Chain arrive en bas de classement des projets d’investissement des entreprises sondées et ce, quelle que soit leur taille. Pour 20% d’entre elles, c’est même un domaine d’investissement non prioritaire. 45% considèrent que c’est moyennement prioritaire et seulement 35% très prioritaire. L’enjeu des prochaines années sera donc d’accélérer les investissements, notamment dans la transformation digitale de leur Supply Chain. 12% seulement des dirigeants interrogés déclarent être, aujourd’hui, à un stade avancé du processus, contre 46% en développement. Plus d’une entreprise sur quatre n’a pas encore amorcé sa transformation ou est encore à un stade exploratoire.

Le gisement de la logistique durable

Autre gisement de compétitivité à explorer : celui de la logistique durable. Si ces enjeux semblent aujourd’hui intégrés au sein des directions logistiques, la démarche se révèle davantage dictée par des contraintes externes que la recherche de performance. Ainsi, la première motivation à l’origine d’une démarche de logistique durable est la nécessité de se conformer à l’environnement réglementaire et législatif, citée par 43% des répondants, devant la nécessité de répondre aux attentes des clients et fournisseurs (37% des réponses) ou de se conformer aux obligations RSE (34% des réponses). A peine 30% des démarches sont dictées par la recherche d’un avantage concurrentiel et encore moins (28%) par la recherche de gisements d’économie de coûts.

(1) L’enquête a été réalisée du 3 juillet au 31 juillet 2019 par Les Echos Etudes auprès d’un échantillon de 252 personnes occupant des postes à haute responsabilité principalement au sein de directions générales et de directions directement impliquées dans la Supply Chain (directions logistique, industrielle, des opérations, etc.), y compris de la distribution, de l’agriculture, de la santé, et de l’énergie. L’échantillon interrogé est constitué pour 22% de grandes entreprises, 28% d’ETI et 50% de PME. 84% des entreprises sondées sont présentes à l’international.

* Entreprises dont l’activité a progressé plus vite que leur marché sur la dernière année d’exercice (25% de l’échantillon).