Transport routier de marchandises : Les trois faits marquants de la santé du secteur en France

Paris, le 25 janvier 2018 – Longtemps considérée comme une fonction support, la logistique joue aujourd’hui un rôle central et fait le lien entre la plupart des départements de l’entreprise. La sous-performance de la logistique française coûte entre 20 et 60 milliards d’euros à l’économie nationale[1]. Et, au cœur de cette sous-performance, la part du transport est majeure, pesant jusqu’à 15 % de l’activité économique d’un pays.

Dans ce contexte, FretLink, spécialiste du pilotage et de l’optimisation de flux de transport routier, dresse l’état des lieux du transport routier de marchandises (TRM) en France et met en lumière les opportunités d’optimisation du secteur.

  1. Un manque de communication et d’optimisation

L’optimisation du transport routier représente un potentiel d’économie colossal pour les entreprises françaises. Toutefois, les chargeurs peinent aujourd’hui à améliorer leur fonction transport, faute de solutions fiables. Paradoxalement, un camion sur quatre roule à vide en Europe et la plupart des sociétés de transport ne parviennent pas à pérenniser leur activité.

Autre fait marquant, la multiplication des intermédiaires due à la sous-traitance en cascade. Cette dernière engendre une opacité sur les prix, sur l’identité (donc la fiabilité) des prestataires et sur le suivi des expéditions qui nuit au bon pilotage et à l’optimisation de l’organisation transport des chargeurs.

  1. Des capacités insuffisantes pour nourrir la demande des chargeurs
 Les sociétés de transport manquent aujourd’hui de capacités pour répondre aux besoins des chargeurs. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs :
  • Il manque aujourd’hui 20 000 chauffeurs routiers en France et cette population vieillit sans se renouveler. Selon une étude récemment publiée par l’Observatoire Prospectif des métiers et des qualifications dans les Transports et la Logistique, il faudrait former 45 000 nouveaux conducteurs routiers pour faire face aux besoins annuels liés aux renouvellements et créations d’emplois.
  • Pénalisées par un manque d’accès au marché et par une course aux prix bas, de nombreuses sociétés de transport ont fait faillite. Pour beaucoup d’entre elles, elles ont en effet déposé le bilan, faute de marges suffisantes et de perspectives de développement.
  • Le durcissement de la loi contre le cabotage limite les capacités accessibles par les chargeurs.
  1. Un virage difficile à opérer

Si les chargeurs doivent reprendre la main sur leur plan de transport en développant un réseau régional de TPE / PME du transport, ils n’ont pas forcément les moyens d’assurer seuls cette transition. Cela signifie en effet sourcer et piloter des dizaines, voire des centaines de prestataires. De leur côté les transporteurs ont, quant à eux, besoin des outils pour se positionner en direct sur les appels d’offre et répondre au cahier des charges des chargeurs.

Un tel virage est devenu indispensable mais complexe à opérer.

D’autant que les chargeurs manquent de temps et de ressources opérationnelles pour fidéliser leurs partenaires transport. 90 % des Directeurs Supply Chain pensent d’ailleurs que la digitalisation contribuera à améliorer la relation avec leurs prestataires de transport[2].  D’autre part, les transporteurs ne disposent actuellement ni d’une structure commerciale, ni des outils nécessaires pour répondre aux appels d’offres des chargeurs.

A propos de FretLink
FretLink rapproche expéditeurs et transporteurs autour d’une solution globale d’organisation simple, efficace, rationnelle et optimisée. La société permet aux expéditeurs de piloter et sécuriser leurs plans de transport grâce à une expertise et un accompagnement dans l’optimisation de vos flux de transport, un outil de pilotage et un réseau de 2500 transporteurs régionaux, fiable et connectés.