Alors que l’augmentation de la vacance commerciale dans les centres-villes fait l’objet de toutes les attentions, intéressons-nous aux petites surfaces de proximité, qui sont en vogue.

En 10 ans, leur nombre a augmenté de plus de 40%, supérieur à 8500 unités en France. Les Monop’, A2pas, Franprix, ou Carrefour City sont des points de proximité pour les achats alimentaires des habitants. Nous les retrouvons dans les coeurs de villes, les quartiers, les gares.

Certes, nous sommes bien loin de la densité de certains pays comme le Japon, qui compte près de 50 000 « convenience stores », véritables espaces multi-services proche des consommateurs. Mais cette tendance montre que la proximité correspond à un besoin. Les concepts sont en évolution et les initiatives ne manquent pas. Au-delà de l’épicerie traditionnelle, nous retrouvons un concentré de services sur un espace restreint. Les produits proposés comprennent souvent un rayon ultra-frais, avec une DLC courte et un secteur snacking étendu.

Les distributeurs testent de nouveaux concepts comme les derniers espaces parisiens MyAuchan ou Franprix Noé. Si le concept MyAuchan est développé autour des services (Poste, pressing, retrait automatique Auchandirect, coin repas, recharge de téléphones), Franprix a choisi une orientation alimentation saine et qualité de vie (rayon bio, produits en vrac, plantes, coin repas, jus de fruits pressés).

Ces espaces proposent tous des services de livraison à domicile. Autre concept, celui de E. Leclerc, qui teste dans le centre de Lille un drive piéton. Les clients commandent sur internet des produits qu’ils collectent, comme dans un drive, mais à pied. Ces concepts sont basés sur le service et le gain de temps. Mais ils sont encore peu nombreux au regard des magasins japonais, qui intègrent distributeurs automati ques, wifi, photocopie/imprimante, photos d’identité, point relais, sanitaires, ou machine à café.

Ils jouent alors un rôle de lien social avec les habitants, qui trouvent sur un espace réduit des services de la vie quotidienne. L’absence de réserve mais aussi l’amplitude horaire impose un réapprovisionnement fréquent. Certains espaces sont livrés 2 fois par jour. Le rayon ultra-frais nécessite un approvisionnement direct, sans passer par une plate-forme centrale. Le magasin de proximité devient alors un micro-espace logistique local.