« Vous allez galérer, nous aussi ! l’important, c’est qu’à la fin, tout le monde s’y retrouve et qu’on soit au rendez-vous pour nos clients ». Cet avertissement d’Yves Forestier, Président du groupe Petit Forestier, que rappelle Gérard Têtu, symbolise le partenariat et surtout la confiance accordée par le loueur de froid à la start-up lyonnaise. Près de 24 mois après la présentation des Freegônes aux couleurs de Petit Forestier, le pari semble réussi et le concept s’envole à l’étranger. Pour rappel, Freegônes, ce sont des tricycles à assistance électrique qui permettent une distribution locale
urbaine et éco-responsable. D’une capacité de 250 kg de charge utile, le triporteur français vise plusieurs marchés : livraison urbaine à température dirigée (ou non), propreté urbaine, entretien d’espaces verts et snacking. Les différentes versions sont aujourd’hui validées et distribuées. Assemblés en Rhône-Alpes, ces véhicules ont concentré, dans une première phase, l’expertise de 38 sociétés sous-traitantes et sont aujourd’hui produits, pour la partie châssis cabine, en partenariat avec la société Michelin. Freegônes est composé d’un moteur électrique Bruschless, d’un frein de parking automatique, d’une fourche hydraulique, de freins Beringer, d’un pare-brise qualité optique. « C’est un vrai travail d’équipe, de la conception à l’amélioration. Depuis 24 mois, nous avons apporté 39 points d’amélioration pour répondre aux sollicitations de nos clients. Aujourd’hui, c’est zéro panne et aucun retour négatif » affirme Gérard Têtu.

Rétroviseur
L’idée de cette start-up remonte à 2009. Alors qu’il sonde le marché avec l’envie d’entreprendre, Gérard Têtu constate la demande pour un triporteur à assistance électrique. L’entreprise réussit une première levée de fonds en 2014 (682 000 €) qui lui permet la réalisation des premières préséries. Mais c’est le coup de pouce de Petit Forestier qui permet à Freegônes de prendre son envol. Une commande de quinze véhicules est passée. Deux ans plus tard, 25 véhicules circulent dans le réseau du loueur de froid. En février, le tricycle vit une nouvelle dynamique : à l’international avec un accord de licence signé pour la distribution aux États-Unis ; l’objectif étant la fabrication Outre-Atlantique. De plus, un partenaire distributeur en Allemagne, Autriche, Luxembourg et un second pour, bientôt, l’Espagne et le Portugal complètent le volet international. « À terme, ce sont 40 à 50 % des véhicules qui partiront à l’export. 124 véhicules seront livrés pour juillet 2017 » assure Gérard Têtu, qui table sur 250 ventes en 2018, en s’appuyant sur une levée de fonds de trois millions d’euros, en avril 2017, qui va permettre de lancer l’industrialisation.