Transporteurs - Logisticiens

JO 2024 : « Certaines zones d’ombre persistent »

Directeur délégué à l’Union TLF, Jérôme Douy est également en charge d’un groupe de travail au sein du programme LUJOP (Logistique urbaine du quotidien durant les Jeux olympiques et paralympiques). Il détaille les questionnements et les chantiers en cours à quelques mois de la compétition.

Froid News : Quelles problématiques risquent d'affronter l'écosystème logistique durant ces JOP ?
Jérôme Douy : Aujourd'hui ce qui n'est pas très clair, parce que la réglementation avance petit à petit, c'est la manière dont les commerçants, les activités économiques, vont se maintenir pendant cette période. Il ne faut d'ailleurs pas oublier la tenue des Jeux paralympiques à la rentrée. Ces derniers sont un peu moins étudiés alors que le contexte reste le même en matière de sécurité et qu'ils auront lieu lorsque toute l'activité économique va reprendre en septembre avec la nécessité d'assurer les approvisionnements. On pense que c'est un point sur lequel la préfecture doit être extrêmement attentive parce que cela risque de « coincer » pas mal.

F. N. : Avec la création du projet LUJOP (Logistique urbaine du quotidien durant les Jeux olympiques et paralympiques), va-t-on dans le bon sens ?
J. D. : Oui, il s'agit d'une démarche essentielle qui se base sur un esprit collectif. LUJOP rayonne aujourd'hui autour d'une trentaine d'organisations professionnelles
multisectorielles et a monté différents groupes de travail parmi lesquels je copilote le premier associé à la réglementation, en collaboration avec Christian Rose, responsable environnement transport et logistique de la CGF (Confédération des grossistes de France). Dans ce cadre, nous avons envoyé fin décembre une note de recommandation au Préfet avec notre cahier de doléances sur des points sur lesquels nous manquions de précision dans la gestion des périmètres de sécurité. Certaines zones d'ombre persistent. Par exemple, sur les zones rouges (périmètres d’interdiction de la circulation motorisé) : sur quels critères va-t-on obtenir un régime dérogatoire ? Est-ce que toutes les activités de livraison pourront l'avoir ou est-ce que la préfecture considérera qu'il y aura des livraisons essentielles et d'autre non ? Nous nous interrogeons également sur l'activité « froid » : est-ce que les produits frais seront considérés comme essentiels ?

F. N. : Comment l'écosystème transport et logistique que vous représentez au sein de l'Union TLF réagit-il à l'approche des Jeux ?
J. D. : Les entreprises ont besoin d’informations claires relatives aux règles de circulation afin d’anticiper leurs organisations logistiques et leur plan de transport. Elles s'attendaient à avoir un bloc d'informations alors que ces dernières risquent d'arriver au goutte à goutte. Des séquences sur les montages des sites éphémères
devraient se mettre en place entre mars et juin impliquant un certain nombre de désagréments en matière de circulation. Et les JO vont se passer sur la Seine, ce qui obligera la préfecture à fermer des quartiers complets mais nous saurons la date au dernier moment pour éviter toute préparation terroriste. Au sein de l'Union TLF, nous déployons des outils de communication dédiés à nos entreprises membres, visant à les tenir informées de manière régulière sur l'évolution de la situation leur permettant ainsi de rester au fait des développements les plus récents.

crédit photo : Astrid Lagougine

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