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Chronofresh renforce le B2B

L’enseigne de collecte et de livraison de denrées alimentaires en B2C et B2B du groupe La Poste mise sur l’essor des plateformes du e-commerce alimentaire pour poursuivre son développement.

Le logisticien du froid en colis de de moins de 30 kg renforce ses positions en France et muscle ses moyens à l’international, de concert avec le réseau Pickup du groupe postal. Le concept, inédit en Europe, avait été importé du Japon par les équipes de Chronopost (groupe La Poste). C’était en 2015 et le groupe postal lançait Chronofresh, concept de collecte et de livraison de produits sous température dirigée au travers d’une mutualisation avec les infrastructures de Chronopost. Mutualisation sur les sites par l’implantation de chambres froides modulaires, et mutualisation par les moyens roulants avec l’intégration d’une caisse froide dans le véhicule. « Avec Chronopost, nous avons le même ADN, nous disposons des mêmes outils et de la même traçabilité », indique Christophe Desgens, le directeur général de Chronofresh. 

Près de 8 ans après sa mise sur orbite, l’enseigne de froid du groupe postal génère un revenu de près de 120 millions d’euros, selon Christophe Desgens. Elle s’appuie sur l’exploitation de 90 sites sur le territoire national (30 000 m2 sous température dirigée). Chronofresh a construit son développement sur les marchés du B2B et du B2C. « Dans notre feuille de route initiale, nous nous étions projetés sur un rapport 50-50 entre ces deux marchés mais la montée en puissance du e-commerce, notamment dans l’alimentaire, nous a fait pencher vers un rapport 70-30 en faveur du B2C », souligne Christophe Desgens qui se dit « engagé actuellement sur une accélération du développement du B2B pour nous rapprocher de nos 50 % ». Profil du client final sur ce segment de marché : restaurateurs, commerçants, grossistes, industriels de l’agroalimentaire, magasins de centres-villes de la grande distribution.  

Le schéma logistique de l’enseigne de froid du groupe La Poste s’appuie sur un mix entre implantation de chambres froides en dur (300 à 400 m2) dans les agences Chronopost relookées et exploitation de sites dédiés qui hébergent les activités de transit de Chronofresh voire, comme en Ile-de-France, dans le Lyonnais et à Toulouse, des agences de livraison. Parmi ces derniers, deux types de sites nourrissent l’exploitation : des hubs (3 500 à 4 000 m2) de consolidation-déconsolidation des liaisons d’acheminement pour l’alimentation de l’ensemble du territoire. On en trouve deux, l’un à Corbas (69) et l’autre à Chilly-Mazarin (91). Seconde configuration : des sites de livraison de 1 500 à 2 000 m2 pour l’organisation des tournées de collecte et de livraison sous température dirigée pour Paris et la petite couronne où Chronofresh dispose également d’une implantation (4 000 m2 sur le MIN de Rungis où a été développée une prestation de préparation de commandes pour le compte de « pure players du e-commerce »).

Objectif : l’international

Chronofresh a trouvé l’ouverture en Espagne, via sa filiale SEUR, et en Belgique avec DPD. Le marché italien figure dans les cartons. Autre projet à l’horizon second semestre 2023-premier semestre 2024 : la mise en place d’un réseau de relais sous température dirigée et l’exploitation de consignes réfrigérées (pour le B2C) en collaboration avec Pickup, le concept européen de relais-consignes de DPD, autre filiale du groupe La Poste.  

Sur un marché qu’il estime « en construction », Christophe Desgens lorgne des perspectives de croissance certaines sur le périmètre de la livraison fine de denrées alimentaires grâce à l’essor toujours soutenu de nouvelles plateformes. 

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